juil 25 2008

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Aux US l’augmentation du prix du pétrole fait le bonheur du e-commerce!

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Nielsen, dans une enquête de Juin 2008, révèle que, depuis l’augmentation des prix du pétrole, les consommateurs aux Etats-Unis non seulement effectuent les achats plus près de chez eux ou se déplacent en co-voiturage, mais ont également augmenté de manière conséquente leurs achats en ligne.

Pour 54% des interviewés l’augmentation des prix du combustible est la deuxième raison pour laquelle ils font de achats en ligne. C’est compréhensible quand on pense que les distances importantes aux Etatst-Unis forcent les consommateur à se déplacer en voiture.

Dans une économie mondiale en récession, le curseur des achats est en train de se déplacer du commerce traditionnel au e-commerce.

Ainsi, Gap affiche en Q1 2008 une diminution de 11% des ventes effectuées en magasin , mais une croissance de 21% des ventes en ligne; sur la même période, JC Penney, chaîne américaine de grands magasins, affiche une baisse des ventes de 7.4% dans les magasins ouverts depuis plus d’un an mais une hausse de 8.7% des ventes internet.

Cette tendance haussière, couplée à la perception des consommateurs de prix plus faibles et d’une plus grande commodité des achats sur internet, donnent au e-commerce d’excellents perspectives de développement.

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juil 23 2008

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Réseaux sociaux : quelles tendances pour les années à venir ?

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Les chiffres publiées par les analystes en Juin 2008 (voir mon billet précédent), font état d’une forte croissance mondiale de l’audience des réseaux sociaux, qu’ils s’agisse de réseaux personnels ou professionnels.
Il est donc légitime de se demander quelles vont être les évolutions des réseaux sociaux dans les années à venir, à la fois en termes de territoires d’influence, de source de revenus, de rentabilité et de publics ciblés.

Dans ce billet je vais vous présenter les principales tendances mises en avant par les experts du secteur et les mettre en perspective pour déceler les possibles évolutions futures.

LA TERRITORIALITE DES RÉSEAUX SOCIAUX

Le graphique ci-dessus montre clairement qu’aucun réseau social n’a une portée réellement mondiale. Même si MySpace et Facebook constituent les plus grandes communautés sur Internet, ils restent “régionaux” (Le Monde, 23.01.08), avec près de la moitié des membres en provenance des Etats-Unis et majoritairement anglophones. Par ailleurs, beaucoup de réseaux uniquement régionaux se développent. Les clones de Facebook, StudiVZ en Allemagne et Vkontakte en Russie, ont beaucoup plus de succès dans leurs pays respectifs que le site américain lui-même. Par ailleurs, des sites quasiment inconnus en France fédèrent des audiences considérables dans d’autres pays. Il suffit de citer l’exemple de Hi5 qui compte 25 millions d’utilisateurs en Amérique du Sud et qui a gagné des parts de marché importantes également en Thaïlande, Roumanie et Portugal. De même, l’impact d’Orkut, réseau social de Google, est très régionalisé : extrêmement développé en Amérique du Sud et en Inde, il caracole en bas des listings en Europe Occidentale. En France le réseau Skyrock rafle à lui tout seul 72% de l’audience totale des réseaux sociaux en ligne et héberge presque 14 millions de blogs! Il n’a aucune visibilité en dehors de l’Europe.
Le corollaire de ces constats est que les sites de réseaux sociaux pourront aspirer tout au plus à une présence continentale, mais auront difficilement un retentissement mondial. Cette tendance est ultérieurement renforcée par l’émergence de sites de niche ciblant des marchés éminemment locaux.

LES SOURCES DE REVENUS DES RÉSEAUX SOCIAUX
Dans un contexte internet où l’économie du gratuit prédomine (vous pouvez lire le livre “Gratuit!” à ce sujet), quels sont les sources de rentabilité pour les réseaux sociaux?

Fred Stutzman dans son blog Unit Structures identifie 5 sources prioritaires de revenus:

  • Publicité: génère actuellement des revenus insatisfaisants pour la majorité des réseaux sociaux, à l’exception de ceux qui sont capables de cibler très précisément leurs publics (réseaux sociaux professionnels comme LinkedIn ou micro-cibles, comme Dogster). En chiffres, le CA publicitaire des réseaux sociaux aux US ($1.4 milliards en 2008) est 18 fois inférieur au CA publicitaire global sur internet ($25.9 milliards en 2008), ce qui dénote finalement un faible engouement des publicitaires pour le média “réseaux sociaux”, et ce nonobstant la valorisation boursière extrêmement flatteuse de certains sites (pensons par exemple à celle de Facebook, qui a atteint les 15 milliards de dollars). Pour expliquer le faible succès de la publicité sur les réseaux sociaux, Stutzman avance l’hypothèse que l’internaute ne regarde une publicité que s’il s’ennuie sur la page qu’il est en train de lire. Or avec les réseaux sociaux on ne s’ennuie pas! Il y a tellement de choses à faire pour interagir avec ses contacts qu’il n’y a pas de raisons de regarder les publicités, au moins qu’elles n’adressent un besoin très spécifique des utilisateurs du réseau. Souvent, d’ailleurs, des campagnes de marketing viral, orchestrées par les marques dans des forums de consommateurs, ont été bien plus efficaces que des campagnes internet traditionnelles!
  • Abonnements: source de revenus récurrents (et donc relativement sûrs et stables) pour les réseaux qui l’adoptent, le modèle économique basé sur les abonnements ne se justifie cependant que pour les sites qui apportent une importante valeur perçue à leurs membres (réseaux de prestige, sites d’information spécifique). Aujourd’hui peu de réseaux sociaux arrivent à survivre uniquement grâce aux abonnements : parmi les exceptions, Match, numéro 1 mondial de la rencontre en ligne, qui capitalise sur la qualité et la sécurisation des profils actifs sur le site en abolissant toute forme de publicité. Le plus souvent les sites mélangent des formules d’abonnement premium, garantissant des services uniques et/ou prioritaires aux abonnés, avec des paiements à l’acte et des revenus générés par la publicité.
  • Micropaiements: cette formule consiste à faire payer à l’utilisateur de toutes petites sommes pour acheter des services additionnels qui améliorent son expérience du site. Le coût marginal de ces services est tellement bas qu’il est presque imperceptible pour l’internaute, mais -sur un grand nombre de transactions- il peut générer des sommes importantes. Un exemple pertinent est celui du site de la Star Ac’ World qui a su drainer 90.000 utilisateurs effectuant chacun une dépense moyenne de 9€ pour l’achat de mobilier et objets virtuels. Un autre exemple réussi de cette stratégie est certainement le site The Million Dollar Homepage, où chaque pixel de la page internet a été vendu à des annonceurs pour 1$, jusqu’à générer 1 million de dollars de revenus (pour 1 million de pixels vendus)!
  • Partenariats : des sociétés peuvent décider de faire levier sur l’image de certains réseaux sociaux pour mieux atteindre leur public. Par exemple iTunes a développé un partenariat avec Facebook le public duquel correspond parfaitement à son cœur de cible. La limite des partenariats provient de leur approche “exclusive”, qui élimine de facto la présence de sites concurrents sur un même réseau, en limitant par la même occasion les sources de revenu. Il est néanmoins certain qu’un partenariat bien ciblé peut représenter à lui tout seul une source de revenu tout à fait honorable.
  • L’affiliation : grâce aux réseaux sociaux, il est possible de créer des groupes d’affiliation à un produit ou à une marque. Par exemple je peux déclarer que mes jeans favoris sont les Levi’s et le faire savoir à toutes mes relations. Cela fédère un groupe de consommateurs autour d’un produit ou d’une marque et incite des phénomènes d’émulation. Cette stratégie a deux inconvénients majeurs : d’un côté elle est valable uniquement pour les produits statutaires et donc elle ne bénéficie pas d’effets d’échelle ; de l’autre côté elle profite plutôt à la marque et rarement au site de réseau social lui-même.

QUID DE LA RENTABILITE DES RESEAUX SOCIAUX
Peu de réseaux sociaux sont réellement rentables aujourd’hui et le nombre d’inscrits ne semble pas être directement proportionnel à la rentabilité. Ainsi, le retour sur investissement de Facebook est loin d’être avéré (nonobstant ses 115 millions de visiteurs dans le monde), alors que le break-even a été atteint et dépassé chez LinkedIn et Xing, grâce à un public (de professionnels) moins nombreux mais beaucoup plus ciblé.

La difficulté de rentabilisation semble toucher plus particulièrement les réseaux généralistes, car les fonctions de contact et socialisation qu’ils proposent sont de plus en plus intégrés directement dans des sites non spécialisés qui rajoutent tout simplement une fonction “réseau social” à leur offre.

A contrario, les réseaux ciblés génèrent plus facilement des revenus, que ça soit au niveau publicitaire ou sous forme d’abonnement, car ils fédèrent autour d’eux un public homogène réuni par la même passion ou appartenant au même “groupe” socio-économique.

En synthèse, plus le réseaux social est ciblé, plus il sera facile de le rentabiliser via des formules mixtes d’abonnement et publicité (c’est typiquement le cas des réseaux sociaux professionnels) ; plus il est généraliste et plus les utilisateurs s’attendront à la gratuité des services: des modèles de rentabilité de type partenariat, affiliation ou micro-paiement seront alors les plus adaptés.

DE NOUVEAUX MODELES DE MONETISATION?
La tendance est au mélange entre virtuel et réel, que ça soit au niveau des jeux sur internet (les ARG - Alternate Reality Games) ou au niveau de la monétisation des réseaux sociaux : ainsi, le coréen Cyworld gagne sa vie avec la vente de cadeaux virtuels (300.000$/jour, soit 75% de son CA). Les transactions immobilières virtuelles sur SecondLife, quant à elles, génèrent tous les jours plusieurs dizaines de milliers de dollars de revenus pour le site. Condition sine qua non pour que ce modèle fonctionne : l’utilisateur doit assimiler la transaction virtuelle à la transaction réelle et en percevoir un réel bénéfice.

Une autre source de revenu en constant développement est la vente de services surtaxés exploitant la relation de fidélité avec le public. Déjà 20% des inscrits à Badoo, par exemple, utilisent le service d’envoi de SMS à 1€/unité.

La troisième tendance forte est la vente en ligne de produits (ou de produits dérivés) de la part de marques grand public: des sites comme MTV, Sony et Barbie totalisent chacun déjà plus de 10 millions d’abonnés au niveau mondial. Disney, quant à lui, est en train d’investir plus de 10 millions de dollars dans la création d’une dizaine d’univers virtuels pour son site. L’intérêt de la vente en ligne de produits via les sites institutionnels est, outre la génération de revenus additionnels, le renfoncement de l’image de marque et la fidélisation de nouvelles cibles de consommateurs.

La quatrième tendance est celle de la vente d’expertise (conseil spécialisé, expertise régionale ou locale) sur des sujets spécifiques et en adressant les besoins de communautés restreintes. Ce modèle est exploité tout particulièrement par les réseau sociaux de niche s’adressant à des utilisateurs bien identifiés.

EN CONCLUSION
Les réseaux sociaux ciblés se développent de plus en plus, comme le témoignent le nombre croissant d’abonnés à des sites tels que Neopets (45 millions d’abonnés) ou Dogster.

Beaucoup de ces réseaux s’adressent à un public d’enfants et d’adolescents : ainsi, la plus grande partie des communautés virtuelles cible actuellement la tranche d’age des 7-14 ans. En est témoin le succès mondial de Habbo (90 millions d’inscrits), de IMVU, site de chat en 3D (20 millions d’inscrits) ou de Weeworld (25 millions d’inscrits).

Les millions d’utilisateurs inscrits aux communautés virtuelles constituent une formidable base de données, encore peu ou mal exploitée à des fins publicitaires ciblés. A partir du moment où les métriques sauront mieux intégrer la nouvelle donne, le potentiel de croissance des revenus deviendra réellement significatif.

Le prochain défi pour les réseaux sociaux va être l’avènement de la 3D permettant des interactions encore plus riches entre participants et une symbiose accrue du monde réel et virtuel.

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juil 23 2008

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Réseaux sociaux : les chiffres clés de Juin 2008

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Depuis mon étude sur l’utilisation des réseaux sociaux et d’internet, je continue de monitorer de près le monde des réseaux sociaux et son évolution. Et je ne suis pas la seule! Nombre de conférences et études fleurissent pour évaluer l’impact de ce qui est considéré, à tous les effets, comme un nouveau média.

Dans ce billet je vais détailler les chiffres clé du secteur. Dans un autre post j’expliciterai les tendances de fond qui se dégagent dans l’univers des réseaux sociaux et qui me paraissent fondamentales pour la compréhension du phénomène socio-économique que constituent les “social networks”.

Au niveau mondial en 2007 les réseaux sociaux comptaient 373 millions d’utilisateurs. Les prévisions pour 2008 sont d’une augmentation de 31%, ce qui amènerait le nombre total de visiteurs uniques à presque 500 millions! (source : Le Journal du Net, 15.01.2008).

Les USA à eux seuls comptent, en Juin 2008, presque 190 millions de visiteurs uniques, avec un taux de croissance annuel de 6% (source : Business Week, Tech Beat, 15.07.2008). Toujours en Juin 2008, MySpace, premier réseau social des USA en termes d’audience, affiche un taux de croissance de 3% par rapport à Juin 2007 et un nombre de visiteurs estimé à 72.8 millions. Facebook, son concurrent direct et deuxième réseau social américain, dénombre en Juin 2008 37.4 millions de visiteurs uniques, et un taux de croissance de 34%! L’étude Nielsen Online, publiée en Juin 2008 est encore plus optimiste pour Facebook et lui attribue à un taux de croissance de 77% sur une année revolving!

En France, les réseaux sociaux représentent en Avril 2008 plus de 50% de l’audience totale d’internet, avec 16 millions d’utilisateurs (source comScore, voir tableau ci-dessous). Le network Skyrock distance tous les autres réseaux avec ses 11.5 millions de visiteurs uniques. Facebook (3.1 millions de V.U.) et Myspace (3 millions de V.U.) sont au coude à coude, mais en terme de taux de croissance Facebook affiche l’extraordinaire taux de 2877% par rapport à 2007!

Aux US, le temps passé par les internautes sur les réseaux sociaux montre un fléchissement sur les premiers mois de 2008, mais reste néanmoins très important: 677 minutes par trimestre (soit en moyenne 3h45′ par mois) pour MySpace et 527 minutes par trimestre pour Facebook.

Les réseaux sociaux professionnels affichent également des chiffres au beau fixe.

LinkedIn, par exemple, a plus que doublé son audience aux US : 4.1 millions de visiteurs en Juin 2008, contre 1.7 en Juin 2007, pour un CA annuel d’environ $100 millions. La société a récemment levé 53 millions de dollars pour assurer son développement international. L’objectif du site, aujourd’hui uniquement anglophone, est d’être traduit en 54 langues d’ici la fin de l’année!
Ses revenus proviennent de 4 sources équivalentes en termes de poids (mais pas en termes de taux de croissance!):

  • La publicité : grâce au ciblage précis rendu possible par la nature des informations fournies par les inscrits et à un CPM (coût pour mille) d’environ 40€, la publicité présente un taux de croissance élevé.
  • Les offres d’emploi publiées par les sociétés (in-house recruiting) : comme la publicité, ce segment présente un bon taux de croissance.
  • Les offres d’emploi publiées par les spécialistes du recrutement : ce segment est volontairement “occulté” par LinkedIn qui souhaite rester avant tout un réseau pour particuliers.
  • Les abonnements “Premium” : représentent un segment à croissance faible, certainement compte-tenu du prix élevé du service.

Viadeo, site professionnel européen, compte -quant à lui- 3 millions d’inscrits, dont environ la moitié en France. Le site affiche un taux de croissance des membres de 100% et un taux de croissance des pages vues de 362% par rapport à 2007 (source : Isabelle Noir, Directrice du développement BtoC, Viadeo) .
Viadeo a récemment finalisé le rachat en Chine de Tianji, principal réseau social professionnel du pays, qui compte 2 millions d’utilisateurs. En Europe Viadeo vient de racheter l’espagnol ICTnet, présent également en Amérique latine. Ce rachat lui permettra de contrer efficacement Xing, très fort en Espagne.
Afin de parfaire sa stratégie internationale ambitieuse, Viadeo -tout comme LinkedIn- a réussi à lever des fonds pour un montant total de 15 millions d’euros.
Nonobstant sa présence internationale, Viadeo garde une vocation éminemment locale dans tous les pays européens où il est présent (France, Allemagne, Angleterre/Irlande, Italie, Espagne, Portugal, Pays-Bas). Le site est traduit en chacune des langues de ces pays.
Les revenus de Viadeo proviennent essentiellement des abonnements des membres “premium” (40%) et des abonnements des entreprises (40%). Seuls 20% de ses revenus relèvent de la publicité. Le coût de l’abonnement pour un particulier représente environ 1.66€/mois. La mise en relation directe avec d’autres membres est payante et facturée en sus de l’abonnement.

Xing, réseau social professionnel d’origine allemande, a annoncé le 22 Juillet 2008 avoir franchi le cap des 6 millions d’utilisateurs au niveau mondial. Il s’agit du premier réseau professionnel européen. 45 millions d’euros de CA pour 2007 et un doublement du CA au premier semestre 2008 par rapport à la même période de l’année précédente! La marge commerciale se situe à 36% (voir aussi NetEco, 22.07.2008). Les revenus proviennent à 80% des abonnements premium des membres, facturés 6€/mois et à 20% de la plateforme publicitaire.

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juin 20 2008

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Up Fing “Plus longue la vie”

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Les 5 et 6 Juin dernier s’est tenu l’Université de printemps de la Fing sur le thème : L’innovation par et pour tous les âges de la vie. Une centaine de personnes, jeunes et moins jeunes y ont assisté, donc marie-caroline et moi.

Voici un compte rendu des conférences auxquelles nous avons assisté :

Session d’ouverture : L’innovation par et pour tous les âges de la vie 

Intervention de Gilles Duthil, Président de l’institut SilverLife

« Eux, c’est Nous » 

Les personnes âgées ne sont pas un groupe à dissocier, à rejeter de la population. Il faut les inclure.Parmi les personnes âgées, on peut distinguer deux groupes majeurs :

  • Ceux d’environ 60 ans, bien connus car il y a eu beaucoup d’études sur leur comportement. Il y a un faible écart entre eux et la population plus jeune.
  • Ceux de plus de 80 ans, qui sont mal connus et qui « font peur » : ils sont associés à la dépendance, à la poly pathologie …Ils sont de plus en plus nombreux, et un jour, nous serons « eux »Toute une vie technologique s’organise autour de la population jeune, mais a-t-elle été pensée pour tous ? 

  Plénière A – Une société avec plus d’un tiers de 65 ans, c’est quoi ?

Intervention de Geoffrey Delcroix, chargé d’étude  chez Futuribles

« Vision prospective du vieillissement »

Le vieillissement de la population pose la question de la prise en charge des coûts par la société. Il pose la question de l’aménagement du territoire. Les personnes âgées partent vers les bords de mer. Ce phénomène permettra-t-il une revitalisation économique des zones ou créera-t-il des circuits fermés où les personnes âgées vivront déconnectées de la réalité locale ? 

Intervention de Vincent Caradec, Professeur en sociologie

« Connaître les séniors »

La notion de senior est une notion très récente : 

  • Il existe une profusion de définition, les séniors étant selon le cas les plus de 50 ans, les plus de 55 ans, les 55-65 ans … 
  • Par sa nouveauté, le terme de sénior traduit les changements importants de la période de vie qui commence avec la retraite : l’  extension de la durée de la retraite (gain d’espérance de vie et baisse de l’âge de cessation d’activité) ouvre l’horizon temporel. La retraite est devenue une nouvelle étape de l’existence, attendue, valorisée, qui peut être considérée comme l’épanouissement de soit. Les représentations de cet âge ont changé. 
  • Les pratiques des retraités ont changé. Un retraité en 2000 ne ressemble pas à un retraité des années 60’. Ex : le taux de départ en vacances des seniors a dépassé celui des français en 2004. On peut parler de société « rajeunissante car es personnes âgées se sentent de plus en plus jeunes.
  • Ce qui présente aussi divers inconvénients : la catégorie des séniors est très floue et très large. Elle englobe un tiers de la population française. L’utilisation d’un seul terme générique (senior) tend à occulter la diversité interne : âge, sexe, milieu social, niveau de santé… 

Au cours de cette période de retraite, on constate un processus de l’expérience du vieillissement : « la déprise ». C’est un processus de réaménagement de l’existence qui se produit au fur et à mesure que s’accroit la probabilité de devoir faire face à des contraintes nouvelles (fatigue plus prégnante, santé défaillante, baisse des sollicitation des autres …). La déprise est un processus qui se construit entre la personne âgée et son entourage, son environnement. Ce n’est pas un processus homogène. On a de plus en plus de mal à comprendre la société, à s’y sentir part entière. Sentiment d’étrangeté au monde. Mécanismes : disparition des contemporains, transformation de l’environnement, dont évolutions technologique … face à ces changement incessant, 2 attitudes :

  • luter pour rester dans la course
  • contrebalancer en créant un espace de protection autour de soi, d’où l’importance du chez soit

L’enjeu de vieillir, c’est de maintenir les prises, le rôle des TIC peut être là. 
 

  Plénière B : Un nouvel âge social   

Les séniors du XXIè siècle vivront actifs et en bonne santé de plus en plus vieux. Quels sont leur projet, leurs aspirations, leur quotidien ? Y’a-t-il une seule catégorie de seniors ? Quelles relations entre les générations ? 

Intervention de Jean-Yves Ruaux : Rédacteur en chef de Seniorscopie

« Les boomers, génération-pivot de la société et de la consommation »

L’intervention visait à démontrer qu’après 50 ans, « ce n’est pas le désert ». Ils sont courtisés par la pub, séduits par le Net, et ont envie de vivre et d’en profiter.¼ des internautes Français ont entre 50 et 65 ans. Ce qui es a attiré c’est d epouvoir échanger avec leur famille, puis ils ont été fidélisés par les services en ligne (météo, information), et la possibilité d’acheter en ligne. Il faut étudier les seniors par leur culture d’appartenance :

  • Royal/Sarko
  • Delon
  • Lyne Renaud 

Parmi les 30 mots clés de la « mi-vie » à retenir : Amour, Belle mère en CDD, Bien être (on veut être l’auteur de sa vie), Copines d’avant, Crédit (fin de remboursement de la maison, donc nouveaux investissements), Cannes (la ville !), Epreuve (on triomphe d’étapes difficiles), Sport, … 

Intervention de Daniel Alaphilippe, professeur en psychologie

« Les facteurs de l’adaptation chez l’adulte âgé »

Initiation d’une étude longitudinale en 2001 visant à observer l’évolution des conditions d’adaptation d’une population de plus de 65 ans à son vieillissement. Constat de départ : la vie est un ensemble d’événements qui affectent les personnes. Qui va mettre en place des processus adaptatifs ? Est-ce que cette résultante adaptative donne lieu à une longévité plus ou moins longue ? 861 volontaires de plus de 65 ans suivis. Questionnaires adressés tous les 2 ans.

5 plus tard, on constate : une tendance dépressogène, une augmentation du sentiment d’ennui, une satisfaction de vie diminuée … mais pas d’augmentation des pathologies. Finalement, une question soulevée est de savoir si ce qui compte c’est l’âge réel ou l’âge ressenti par la personne. 

Intervention de Sophie Schmitt : Directrice associée du cabinet Seniorsphère

« Vieillir au quotidien »

Quand se sent-on senior ? Le vieillissement n’est pas une maladie mais une étape de la vie. C’est un phénomène multidimensionnel et cumulatif qui touche tout le monde mais de façon hétérogène. Les effets du vieillissement se font ressentir progressivement.Il y a trois dimensions au vieillissement :

  • Physique : altération globale des capacités
  • Cognitif
  • Psychologique

Pour la majorité cela commence vers la cinquantaine avec la presbytie.Prendre conscience de cela permet de mieux comprendre les seniors et leurs besoins. Il faut développer des produits et services adaptés. 

Intervention de Gisèle Bessac, fondatrice des maisons ouvertes

La vieillesse biologique se situe maintenant vers 80 ans alors qu’elle est située vers 50 ans du point de vue marketing et de la publicité. Se pose alors la question de l’estime de soi dans une société qui porte des icones de jeunesse. La société aborde la vieillesse comme une perte, elle ne sait pas la penser et lui donner les moyens d’être vécue dans une continuité et une dynamique d’échange entre les générations. Or la vieillesse n’est pas une maladie, elle est une phase de la vie à investir à part entière. 
 

  Plénière C : De l’assistance à l’existence ?

Le lien entre les TIC et le vieillissement est aujourd’hui abordé sous l’angle de la santé et de la dépendance. Mais au-delà ? Qu’est ce que s’invente pour repousser les frontières de l’activité, les barrières entre les générations, les risques d’isolement, voire l’âge de la mort ? Comment l’angle technologique nous invite-t-il à réinventer le vieillissement ? 

Intervention de Laurence Le Douarin, Maître de conférences en sociologie et Vincent Caradec

L’usage des TIC dans les relations intergénérationnelles 

Résultats d’une enquête réalisée en 2000 et d’une étude encore en cours sur des couples de retraités sexagénaires et veufs septuagénaires pour rendre compte des usages et absences d’usage. 3 aspects :

  • Utilité contextuelle : les technologies sont d’abord utilisées car elle trouve une utilité dans le cadre de la prise de la retraite
  • Identité : les technologies peuvent être un écho identitaire, à la fois du passé (un ancien cadre aura un téléphone portable, un PC plus facilement) et dans le présent (quelle image on veut se donner)
  • Médiation : les usages se construisent avec autrui. Les proches peuvent contribuer au rapprochement entre les plus âgés et les technologies. Par la discussion, à travers les cadeaux, [ NB : Les petits enfants sensibilisent, mais de façon ponctuelle, superficielle. La familiarité des petits enfants participe à la construction de sentiment d’étrangeté que peuvent ressentir les grands parents.] 

Résultat d’une enquête menée sur 34 adolescents et leurs grands parents – équipés. L’objectif étant de savoir dans quelle mesure les outils communicationnels renforcent ou transforme les communications intergénérationnelles.3 grands cas de figure dans le rôle des TIC dans les relations :

  • Outils secondaires. C’est la tendance la plus courante. La relation entre ado et GP est ritualisée, par l’intermédiation parentale ; donc il n’y a pas de recherche pour nouer des liens en dehors des réunions familiales
  • Rester joignable : catalyseur des relations intergénérationnelles. L’ordinateur permet de combler un vide. Il permet de renforcer les liens entre les fratries et les GP (envoi des photos des uns et des autres)
  • Maintenir à distance   

Intervention de Cristelle Ghekière, Directrice associée de Séniorsphère

Retour d’expérience sur le vieillissement au Japon

L’objectif est de faire le point sur quelques grandes tendances de benchmarking observés aux Japon. Au Japon les villes de vieux existent déjà. Il n’y a que des personnes de 65-70 ans. Tout est adapté : les magasins, le merchandising, affichage des prix, pas de trottoirs, pharmacie partout, plein de bacs, rue piétonnes … Quelques caractéristiques du vieillissement des villes :

  •  Désertification de certaines banlieues
  • Retour vers le centre ville
  • Cantine d’écoles transformées en centres d’animation pour sénior
  • Retour vers les supermarchés et les boutiques de centre ville, moindre attrait des hypermarchés
  • Nécessité d’aménagement de la ville.
    • Mise en place de services à domiciles, codifiés par la région,
    • Importance des transports en communo   
  • Importance du design universel pour faciliter le vieillissement à la maison
  • Le recours aux Robots : détecteurs et capteurs dans la maison, prise de médicaments surveillée, bracelet portés par les seniors, détecteurs de chute et de localisation, visiophonie, télémédecine, télé-rééducation, téléassistance, vêtements intelligents, gérontechnologie

Maitre mot : Permettre une autonomie au maximum  

Intervention de Patrice Le Bail, psychologue clinicien

La Wii en Maison de retraite

Depuis Mars 2007, expérience Wii est menée auprès de certains résidents d’un établissement gériatrique : atelier Wii pour favoriser la revalorisation de soi.Principal jeu utilisé, le Bowling. Ils allient le jeu virtuel et les sorties réelles.Ils doivent faire preuve d’astuces pour que le matériel existant soit utilisable par tous. D’après leur équipe, le matériel doit s’adapter à la personne et non l’inverse.Ils envisagent de commencer une expérience avec le WiiFit qui leur semble être un accessoire prometteur.   

Intervention de Denis Chene, Chercheur en interaction homme-machine au sine d’Orange Labs, Grenoble

Introduction à la conception universelle 

Quels sont les positionnements relatifs à l’accessibilité ?La prise de conscience d’améliorer l’accessibilité se fait tardivement en France. Le handicap de situation inclut les problématique technologiques et ergonomiques et donc les populations handicapées, âgées, mais aussi ‘monsieur’ tout le monde’. Déficience à incapacité/environnement  à Désavantage (handicap)C’est par une situation inadaptée que l’on crée du handicap. Chacun doit pouvoir accéder à tous les produits et services. La conception universelleIl ne faut surtout pas partir d’une adaptation spécifique ! On parle de « accessible design », « Barrier free design «  inclusive design ». Les points clé d’une interface universelle :

  • Elle doit être déclinable sur les plans visuels .- audio/parole – haptique (geste et tactile)-      
  • Elle doit être déclinée selon une multiplicité de paramètre de façon simple. Ce qui impose l’adaptabilité du système d’interaction :
    • captation des éléments utilisateurs
    • apprentissage automatique

 On ne doit pas concevoir pour les seniors spécifiquement. Les produits doivent être pensés pour être adaptables à tous.
 

   Plénière D  

 Comment les entreprises, les administrations, les territoires préparent-ils le vieillissement de leur population ? Quels rôles les technologies peuvent-elles jouer dans le lien entre générations, la transmission des connaissances, la solidarité ? 

Intervention de Nicole Turbé-Suetens, Distance Expert

En quoi les technologies peuvent aider et maintenir les séniors au travail ?

Un projet sur 2 ans ; eSangathan qui cherche à résoudre le problème de  l’activité (maintien ou retour) des seniors dans l‘entreprise à partir du début de la cinquantaine (« knowledge workers », cols blancs diplômé). 2 pilotes :

  • La première expérience s’est déroulée entre le Danemark et la Suède pour permettre à des demandeurs d’emploi ou des retraités de travailler à nouveau
  • La deuxième a été menée conjointement avec une grande entreprise Indienne pour aider au maintien des retraités dans l’activité de l’entreprise. Grâce à la plateforme collaborative, ceux-ci sont toujours intégrés aux projets de l’entreprise. Il faut s’assurer que le savoir des anciens est transmis. Sur chaque projet, sont mixés les employés d’âges différents. Solution : Utilisation d’une plate-forme collaborative. Au départ la plupart des participants n’avaient jamais travaillé sur des plateformes collaboratives. Une fois que l’appropriation et l’adoption existait, il était assez aisé d’utiliser la technologie et de la suivre si évolution. www.esangathan.fr

 Intervention de Dominique Blanc, Initiative Emploi Cannet

Organiser l’appropriation des TIC dans le secteur du maintien à domicile 

Le projet S.A.P.I.E.N.S vise à organiser l’appropriation sociale des TIC dans le secteur du maintien à domicile, en impulsant une dynamique d’action collective en direction de 3 publics :

  • Les intervenants
  • Les personnes dépendantes
  • Les structures associatives 

Mise en place d’un atelier permettant l’appropriation sociale des TICQuels sont les besoins de personnes âgées au quotidien ? -       hypertechnologie-       plus value de l’humain domestique ? Il faut se poser les questions en termes de :

  • Sécurité vs sentiment de sécurité ?
  • Lien social vs sentiment de permanence du lien social ?
  • Maîtrise des objets ou sentiment de maîtrise de l’environnement ?

Le plus important est le sentiment. Enterrer les idées préconçues à propos des TICLes tic ne sont pas que pour les actifs diplômés, la formation doit être centrée sur les usages. Les prestataires travaillant directement auprès des personnes âgées doivent être formés à l’usage des technologies. C’est le prestataire qui permettra de véhiculer le sentiment de confiance, de maîtrise de l’usage. L’appropriation des TIC peut se révéler très efficace en complément des services de maintien au domicile, en termes de lien social et de préservation de l’autonomie de la personne.   

Intervention de Jean Pierre Quignaux

Travail d’une collectivité locale sur le défi du 3ème et 4ème âges et l’apport essentiel des TIC

Projet de téléassistance aux personnes âgées par le département des Côtes D’Armor. Actuellement en cours de création. L’objectif est de répondre aux attentes :

  • des structures
  • des proches
  • du  Conseil Général :

Contour du projet :

  • Sécuriser
  • Renvoi vers les bons services
  • Secrétariat
  • Lien avec famille
  • BDD à jour
  • Limité aux abonnés
  • Un service qui émet autant qu’il reçoit d’appel
  • Un service de proximité ancré dans la réalité territoriale     

Avec des gens qui connaissent le département France Télécom a été consulté sur ce projet. Leur retour d’expérience :

  • Nécessite d’impliquer en amont les acteurs
  • Importance de l’entourage de la personne âgée
  • Forte réticence aux nouvelles technos (fils en plus …)
  • Pouvoir d’achat limité-       Handicap dans le maniement de nouveaux outils
  • Importance du lien social 

Aujourd’hui, pratique de consultation, et non de co-conception  

Intervention de Jean-Michel Cornu, Directeur Scientifique de la Fing

Réflexion/conclusion : La vraie question, ce n’est pas la technologie, c’est l’Usage 
 

  Débriefe des ateliers créatifs

 A1 : Un habitat confortable et modulable, facilitateur de vie

A2 : De l’assistance à la surveillance comportementale

A3 : Un territoire où tout le monde cohabite

Propositions :

  • Remettre en place des systèmes qui permettent d’avoir une pus grande connaissance de soit et des autres (dimension historique et psychologique) à tous les âges de la vie-       Créer des BAFA vieillissement / vieux
  • Mettre en place des SI qui permettent de mémoriser les expériences de la personne (organisation de l’expression de la personne à récit de vie qui fasse sens pour la personne en fin de vie et son entourage) 

A4 : Les séniors actifs

Propositions :

  • Package numérique de sortie (au moment du pot de départ)
  • Répertoire des compétences sortantes qui seraient formalisées et mis a jour pour établir un lien entre les générations au sein de l’entreprise (calcul flux compétences entrantes vs compétences sortantes) [NB : l’intergénérationnel est toujours entre l’entrant et le sortant, jamais au milieu. Hors il n’y a pas que les jeunes et les vieux.  Beaucoup d’entreprises ne connaissent pas leur propre pyramide des âges. ] 

A5 : L’Homme augmenté-diminué

A6 : Lien social et transmission intergénérationnelle

Propositions :

  • Espaces physiques de rencontres intergénérationnelles
  • Des outils adaptables aux séniors 

A7 : Le lien interculturel

Proposition :

  • Coup de cœur : vieillir et mourir sans les effets du vieillissement + avoir accès à « un vieux sage » (monvieuxsage.com, à consulter) 

A8 : Le conflit des générations et des cultures

Propositions :

  • Habitat : marier l’intergénérationnel
  • Usage : langages 

A9 : Le nouvel âge de la vie, créateur de richesse 

Proposition

  • Réseau « relais du savoir » : mettre ne relation des passionnées inter-générations pour échanger et passer le relais 

A10 : un label « vieillissement durable » ?

Considérer la personne âgée comme unique avec un projet de vie, des besoins propre. Nécessité de co concevoir, co produire. 

A11 : Penser une mobilité évolutive 

Proposition :

  • Stratégie multimodale. Pourquoi pas inventer un Velib’ pour les vieux ?
  • Apprendre à chuter  
     

  Démonstration d’innovations numériques 

Tea Time d’Albertine

Formation à Internet pour des personnes âgées 

L’oreiller rêveur?? 

Bitwiin, site communautaire des seniors actifs 

Objet communicant pour Senior par Transversal Design

Grand boitier noir. Pas d’écran.N’est pas sa forme définitive. Le prototype n’a pas fonctionné, donc pas de démo. Entre autres, vocalisation des messages reçus …Pas besoin d’ordinateur. Recherche de partenaire.  

Memoree, projet en ligne de transmission de mémoire

Plate-forme web colloborative d’enregistrement de « souvenirs ». Site en version beta fin 2008

 Vigeocare, VigeoLife, outils de géolocalisation pour seniors actifs et dépendants

Petites balises GPs ergonomiquesIls développent des oslutions et markete des services 

Vivacoeur : plate-forme de services à domicile via une télévision interactive

Prend la forme d’une box à brancher sur sa télé. 6 rubriques apparaissent à l’écran :Mon coach-Mes proches-Ma ville (météo, transport, actu…)- Mes documentaires-  Mes loisirs (cours de gym …)- Mes jeux

Chaque sous rubrique est entièrement paramétrable : j’ai accès à ce que je veux, pas à ce qu’on m’impose.Pilote sur Marseille prochainement.

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mai 30 2008

Profile Image of Amaury de Buchet Amaury de Buchet

Compte-rendu du colloque Carto2.0 à Marne-la-Vallée du 3 avril 2008

Filed under Conférences

A l’inverse du CR que j’avais fait en français de la conference VizThink à San Francisco, j’ai décidé de faire ce CR en anglais sur mon blog Uswim.net (acronyme pour U See What I Mean) afin de favoriser l’échange entre les communautés francophone et anglophone du design des informations et des interfaces.

Vous pouvez donc accéder à ce CR ici.

Bonne lecture :-)

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mar 25 2008

Profile Image of Pierre-yves Platini Pierre-yves Platini

Social Media Club France : session 4 - Journalisme 2.0

Filed under Non classé

Pour la 4ème session du Social Media Club France, nous tentons une expérience originale : couvrir en direct l’événement (grâce à l’outil Cover It Live)

Dès 19h15 (approximativement), vous pourrez lire en direct les échanges du Club sur le thème du “Journalisme 2.0” .

Rappelons que le Social Media Club France est sponsorisé par faberNovel Consulting.

ICI

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mar 17 2008

Profile Image of Marie-Caroline Lanfranchi Marie-Caroline Lanfranchi

Mobile Monday Peer Award

Filed under Salon

Le séjour à Barcelone (pour le 3GSM) commence par un tour à l’événement “off” très attendu : Le Mobile Monday Peer Award… Il s’agit d’un événement qui a pour but de récompenser le meilleur projet « Mobile Monday » (chaque ville a envoyé un projet pour la représenter).

Deux catérogies « Early-Stage Start-Ups » pour les sociétés fondées en 2007 et « Emerging Start-Ups » pour celles fondées entre 2004 et 2006. Les projets présentés appartiennent à de grandes catégories d’applications mobiles :
- Stockage et partage d’informations (dont téléchargement)
- Solutions communautaires
- Communication
- Développement (portage d’application ou de contenu sur différentes plates-formes)

Voici la liste des projets présentés, avec une étoile devant ceux qui ont été primés.

Early-Stage Start-Ups :

Amsterdam - Movels : Solution d’édition de livre sur mobile (application embarquée)
Bangalore - Mobisy : Plate-forme de développement d’applications rich media
Barcelona - skuair : Solution de lecture de codes 2D de 2ème génération : un cadre + une image (exemple kiwi)
Berlin - ViiF : Solution d’enregistrement de vidéo par visio call
Boston - SnapMyLife : plate-forme de partage de photos
Brussels - Mobixx : plate-forme de développement de sites mobiles
London - The 3G Dating Agency : agence de rencontre mobile
*** New York - BuzzD : Information locale sur les bars, boites et restaurants accessible en recherche en temps réel
Paris - WebWag : Solution convergente web-mobile de gestion de widget
Rome - Nanology : Plate-forme de partage de contenu
Shanghai - DuoGuo : Plate-forme de téléchargement de contenu (jeux, applications, sonneries)
Singapore - mBit.tv : Plate-forme peer to peer de téléchargement
St. Petersburg - 4Mobi.TV
Taipei - Toro : Solution d’agrégation de services NFC en une application

Emerging Start-Ups

Chennai - Mobile-worx : Solution de régie publicitaire mobile
Dublin - Sentry Wireless : Solution de contrôle parental pour mobile (texte, voix, data) embarquée sur la carte SIM
Dusseldorf - Cellity : Solution de communication à bas prix (SMS, voix, conférences)
Helsinki - Fromdistance : Plate-forme de partage d’informations
Istanbul - Mobinex : Plate-forme de développement de portails mobiles
* London - Taptu : Solution de recherche et partage d’information
* Madrid - Kimia : Solution de rendering de contenu web sur mobile
Milan - Waymedia : Solutions de mobile marketing et publicité sur mobile
Mumbai - Ziva : Solution de question-réponse par mobile
Munich - Qiro : Solution de recherche cartographique
Oslo - Adactus : Solution de rendering de contenu sur mobile
* Silicon Valley - Funambol : Solution open source de push email, contacts et calendrier
Stockholm - Momail : Solution d’email sur mobile

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mar 04 2008

Profile Image of Stéphane Distinguin Stéphane Distinguin

La Cantine (par Silicon Sentier) est ouverte !

Filed under Non classé


Un mois déjà.

J’étais tellement sur le nuage de cette inauguration. Ou ouverture plutôt parce que ce qui qualifie le mieux La Cantine, c’est l’ouverture.
Ouverte aux idées, aux projets, à des participants différents qui apportent tous “quelque chose” et repartent avec “autre chose”.
Une ouverture à défendre aussi tant il semble que ce projet est de plus en plus communautaire. Effectivement, il en a fallu du travail et des risques, très majoritairement pris par Silicon Sentier, pour en arriver là. Et maintenant que nous y sommes, nous nous rendons compte qu’ils sont quelques uns à voler au secours de la victoire… la rançon du succès sans doute ;-) mais il est trop tôt ou trop tard, et en tout cas certainement pas dans l’esprit de Silicon Sentier de ne pas partager. Open innovation quand tu nous tiens !
J’ai attendu un peu d’introspection, de dissection, de retours extérieurs pour en parler.

Un grand merci d’abord et avant tout aux Cantiniers, Marie, que j’appelais déjà notre Madelon avant La Cantine, Marieno et Marie D. qui ont chacune apporté ce qui manquait au Silicon Sentier (à part les sous ;-) ) pour réussir ce projet très ambitieux
Paul pour son sens des détails et de la verticalité, sa disponibilité. Jean-Baptiste, parce que pour un playboy, c’est une sacrée bonne fée. Je n’oublie pas Christel et Christophe, l’une est allée jusque à donner son fils (Nathanaël le jeune homme très utile souvent derrière le bar et son mac à La Cantine) et l’autre à remettre à plus tard des projets majeurs pour l’avenir du monde militant. 1000 mercis comme dirait Yseulys.

L’occasion donc de revenir sur une soirée inoubliable. Du stress, des stars, du monde partout. Des retours pendant et après la soirée : “j’ai tout mon facebook ici ce soir !”, “je peux enfin se faire rencontrer des amis qui ne se croisent jamais”. Des sourires partout. Au moins un par personne. 2 recharges de bar inopinée avec Marie-Vorgan à la fin des XXX bouteilles de champagne de la Région, parties forcément trop vite. Gardons ces chiffres secrets, le haut débit est souvent aussi celui de boisson dans ces événements.
Dans les premiers amis de La Cantine nous avons aussi compté MM. Delanoë et Huchon. L’occasion de vérifier que notre maire est sur orbite, rapide et précis, suivi par quinze personnes en permanence et Jean-Paul (que j’ose appeler Jean-Paul tant il est sympathique) accessible, disponible, présent. La mairie nous a permis de redémarrer en 2003, la région est maintenant notre premier soutien. Nous en sommes fiers, nous avons aussi accueilli de nouveaux partenaires pour ce projet. Le protocole d’Orange et sa… richesse : Orange Labs, la direction collectivité locale, les parties prenantes du projet, … tout le monde était de la fête, et elle fut belle.

Depuis, une moyenne de trois événements par jour ouvrable (oui, vous lisez bien). De l’open source au social média, de la sociologie à la bioéthique, du barcamp aux séminaires de grands groupes. De l’art, de l’informatique, bien sûr. Des milliers de personnes et même des enfants.

C’est dire donc si ce lieu manquait. Mais si ce projet comble un vide et si son succès peut sembler évident, c’est un projet de maturité. Il n’aurait pas été possible plus tôt.

D’abord parce que nous sommes à nouveau et durablement “bankable”. A la reprise de Silicon Sentier en 2003, ils n’étaient pas nombreux à croire en nous. Le secteur est reparti, nous avec. La corrélation vaut dans ce sens, mais je sais que nous avons fait du bon travail, sur le terrain et en “haut lieu” et que nous sommes donc maintenant des partenaires fiables, engagés et aujourd’hui reconnus.

Il en aura fallu des réunions, formelles et informelles, des mobiles mondays, des barcamps, des demi-succès, de vrais échecs pour savoir ce que nous voulions, comment cela marchait et tout mettre dans ce lieu.

Pour la presse et une partie de nos publics, ce projet est une occasion de nous entendre à nouveau, de s’intéresser parfois à nous pour la première fois mais nous avons des choses à dire, nous ne datons pas du 31 janvier 2008 ou du “2.0″. Nous avons connu la première bulle, son explosion et sommes sur nos gardes quand on veut nous faire dire que nous participons (contribuons ?) à nouveau à la montée en épingle d’une économie sympathique mais pas très sérieuse. Que les banques et leurs traders, l’immobilier et ses subprimes, balayent devant leur porte : bulle ou pas, nous sommes bien là, depuis longtemps, pour longtemps et nous ne nous prendrons pas au sérieux pour autant !

Enfin, si La Cantine est un projet choral (ahh, l’écho du Paris de Klapisch ;-) ) c’est pour moi avant tout un projet “clé de voûte”. Comme une précipitation chimique entre 2 gazs ou 2 liquides incolores, sa matérialité (4 murs, 4 espaces, un toit, la modularité en plus) nous permet de rendre plus clair et cohérent nos actions précédentes : animation, mutualisation et projets structurants, Quartier Numérique en premier lieu.

La Cantine est ouverte. La soupe y est bonne.

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fév 13 2008

Profile Image of Amaury de Buchet Amaury de Buchet

Les coulisses d’un monde gouverné par les images :
CR de la conférence VizThink 2008 à San Francisco

Filed under Conférences

Pendant qu’en France le débat sur le choix de la rédaction du Nouvel Obs de “retoucher” une photo parue en couverture faisait rage (voir à ce sujet l’excellente analyse d’André Gunthert dans son blog), j’étais à San Francisco pour la conférence VizThink 2008. Cette conférence regroupait au travers des thèmes abordés et de ses intervenants tous les aspects du langage visuel dans notre société en s’attardant sur la fabrication des images qui nous informent, nous distraient, nous émeuvent et nous font agir. Le langage visuel joue un rôle transversal clef dans notre société de la connaissance, comme je l’analyse et l’illustre avec des exemples dans mon blog Uswim.net (pour You See What I Mean ? signalant l’ambivalence et les limites du langage pour véhiculer des idées, des concepts, de la connaissance ou même des informations dans un monde global atteint d’ “infobésité“).

La qualité des intervenants et des interventions (outre le thème et le coté innovant de cette conférence) m’a convaincu d’y participer. Il s’agit là d’une communauté très diverses et très riche de professionnels respectés dans de nombreux domaines faisant appel à de nombreuses techniques de visualisation. Dommage que ce type d’initiative soit plus rare en France où ce thème est insuffisament traité et où ce type d’interdisciplinarité est encore très rare (mais on y travaille au travers de notre implication dans le développement des BarCamps et tout particulièrement des SciCamps). En synthèse les thèmes abordés répondent à cinq grandes questions :

  • medias d’information : comment rendre compte simplement de faits et expliquer des concepts complexes à un lectorat par l’illustration (photo ou dessins) tout en respectant une éthique ? ;
  • entreprises : comment concevoir et animer (techniques de “facilitation”) des évènements en vue de maximiser les échanges, l’apprentissage et le “call for action” ? ;
  • entreprises / enseignement : comment délivrer un message, convaincre un auditoire, faire une synthèse d’une problématique donnée en utilisant des outils de présentation ? ;
  • innovation : comment faire percevoir à tous de manière simple et intuitive la valeur ajoutée intrinsèque d’un nouveau produit ou d’un nouveau service par le design d’un objet ou d’une interface et la scénarisation d’un usage ? ;
  • information : comment “naviguer” et synthétiser des millions d’informations structurées et non structurées de manière instantanée et dynamique, contextualisée et personnalisée, intuitive, fidèle et sincère, favorisant la compréhension et la prise de décision ?

Pour ceux qui comme moi ne sont jamais allés à des “conferences” (très différentes des salons) aux US, c’est assez déroutant au premier abord par ce coté “on est tous des amis”, “on fait des jeux ensemble” : on se croirait parfois tombé dans un jeu télévisé ou un séminaire d’entreprise US (j’ai bossé pendant 10 ans pour un groupe US …). Il est vrai que dans ce cas le thème / la communauté concernée accentuait très certainement cet aspect ;-) car on avait tous des nappes sur lesquelles on pouvait dessiner, plein de feutres, des post-its, des “white boards”, etc… J’y ai rencontré plein de personnes passionnantes - mais j’ai loupé Francis Pisani de passage lundi - appris sur son blog après :-( , véritables stars de ce petit monde de la visualisation (on dit “visual thinkers”, ou “information designers” là-bas) qui y animaient des ateliers, parlaient lors de keynotes, y participaient comme moi, ou tout simplement profitaient de l’occasion pour rencontrer tous ceux qui y étaient. En voici en synthèse ceux que j’ai préférés et / ou qui m’ont le plus appris :

  • Infographie : avec les responsables des services d’infographie de Newsweek (Karl Gude), du Time (Nigel Holmes), et d’autres nous avons eu ce débat passionnant sur les risques que font peser sur l’éthique du journalisme d’information différents usages comme le développement de techniques d’illustrations proches de la réalité (notamment l’usage de dessins “3D” proches de ceux utilisés dans les jeux vidéos). On rend ainsi l’illustration attrayante pour le lecteur en prenant des libertés par rapport à la réalité (car souvent ces illustrations sont faites dans l’urgence et sans témoin oculaire - exemple massacre de Littleton, mélangent des situations qui n’arrivent jamais en les rendant agréables - exemple la guerre “propre”, ou sans les connaissances techniques - exemple de la trajectoire des avions de 9/11) ;

La guerre propre

  • BD et vidéo : avec des dessinateurs célèbres (Scott McCloud et Kevin Cheng) et les réalisateurs des fameuses vidéo “RSS pour les nuls” (Lee et Sachi LeFever de CommonCraft) nous avons vu concrètement comment utiliser ces medias pour raconter une histoire simplement et comprendre les mécanismes et les techniques utilisées.

  • PowerPoint et MindMapping : avec des experts (Cliff Atkinson et Jamie Nast / Susi Watson) dans ces domaines on a pu voir comment utiliser ces outils pour structurer une analyse, ou raconter une histoire de manière convaincante.

Quelques photos des ateliers

  • Visualisation et navigation dans les informations : pour un aperçu d’un futur déjà disponible c’était le royaume des environnements immersifs comme Second Life avec Tony O’Driscoll (ancien d’IBM et maintenant chercheur à l’Université de Caroline du Nord), AutoDesk (une démo à tout casser de leurs outils de CAO et d’animation 3D), ou l’outil de “knowledge management” TheBrain présenté par Harlan Hugh, co-fondateur et CTO de l’entreprise. Ce sont sans doute les deux ateliers qui comportaient les promesses les plus enthousiasmantes tant les possibilités de ces outils sont déjà étendues et le potentiel d’usage reste encore à développer. Voir également un article sur les outils de visualisation de l’information comme GapMinder. Essayez The Brain

pour naviguer dans un site internet complexe ou tout simplement dans vos fichiers sur votre ordinateur … vous m’en direz des nouvelles :-)

The Brain snapshot

  • Facilitation et conduite du changement : avez-vous déjà eu du mal à adhérer à une vision de changement que l’on cherchait à vous imposer ? Avez-vous déjà participé à un évènement “facilité” ? Ces ateliers désossaient les bonnes pratiques d’experts comme The Grove (David Sibbet), Dan Rose, XPlane (Dave Gray) ou Nancy Duarte (la femme derrière une partie de la démonstration d’Al Gore dans “Une vérité qui dérange“). En France nous avons des lieux comme La Cantine ou L’Echangeur qui sont des environnements particulièrement propices à l’animation d’évènements facilités, mais cette pratique reste encore insuffisamment valorisée pour sa capacité à accélérer le changement, en provoquant l’explicitation, l’adhésion et la prise de décision par l’usage de différentes techniques dont la visualisation est au coeur.

Xplane infographics

Mais j’oublie plein d’autres sujets et personnes expertes et passionnantes que j’ai rencontrées à cette occasion :

  • Luke Wroblewski : expert en webdesign de chez Yahoo! (c’est lui qui a fait la présentation du Keynote de Jerry Yang au CES dont parlait Stéphane)
  • Peter Vander Wal : l’inventeur de la “folksonomie” et expert en tagging (voir mon article)
  • Keith Lang et Cris Pearson de Plasq.com : les inventeurs (australiens) notamment de Comic Life (un must pour mettre en scène vos photos issues d’iPhoto) ou de Sketch pour Mac
  • TechSmith : les éditeurs de SnagIt, CamtAsia et de Jing, fabuleux outils de “screencasting” (enregistrez tout ce qui se passe sur votre écran pour faire une démo par exemple qui sera disponible en vidéo sur DailyMotion)
  • Chris Barnes (un designer d’information, voir son portfolio), et beaucoup d’autres encore …
  • PS : et j’oubliais une présentation de Neil Cohn (un autre “expert” de la BD qui fait des recherches sur la grammaire du langage visuel) sur les évolutions des modes de narration et de consommation des medias avec une analyse fondée sur les “plotlines” et les réseaux sociaux des séries américaines (en citant des recherches de Heinz Weber) : on voit visuellement la différence de complexité des intrigues entre Starsky et Hutch et Desperate Housewives ;-)

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jan 22 2008

Profile Image of Stéphane Distinguin Stéphane Distinguin

CES Las Vegas 2008

Filed under Salon

Voici le clip qui a introduit le keynote de Paul Otellini, le CEO d’Intel. Cover / pastiche du fameux “Video killed the radio star”, premier clip diffusé sur MTV au tout début des années 80. C’est si loin et pourtant… C’est si loin aussi de se dire que le patron de l’entreprise qui a révolutionné l’électronique grand public sur ces 40 dernières années entame son speech avec dérision, le fond, la forme, nous sommes aux Etats-Unis, à Las Vegas : willkomen, bienvenue, welcome… Internet kills the video star !!

Le Consumer Electronics Show est le plus grand salon professionnel des technologies. Idéalement programmé début janvier (et à Las Vegas ;-) ) il donne le “la” de l’année technologique.

Je n’y étais jamais allé, je voulais voir, participer, apprendre. Mais comme tout voyage, a fortiori quand il est initiatique, on est toujours mieux accompagné… J’ai eu la chance de partager cette découverte avec mes clients et amis de la RATP (Patrick, Thierry, Antoine et Robin) et de L’Oréal (Georges-Edouard).

Voici rapidement mon compte-rendu, et ce que je considère comme les moments forts de ce CES 2008 avec quelques vidéos prises sur place.

Impressions d’ensemble

Ce grand show ne s’est pas révélé aussi festif que je l’aurais imaginé. Malgré les casinos, malgré le salon de l’”adult entertainment” voisin.

A 140 000 participants, les habitués ont l’impression que la fréquentation baisse. Le président de la Consumer Electronics Association, Gary Shapiro, introduit le salon sur une déclaration d’amour et de guerre pour le libre échange, en grand danger à ses yeux. Son credo : free trade + cool tech = world growth…
Première impression donc : le CES a des messages à faire passer aux candidats démocrates et républicains en campagne, ces dangereux communistes, et Las Vegas n’est pas San Francisco.

La célèbre keynote de Bill Gates à laquelle je n’ai pas pu assister, lance le salon la veille de sa date officielle, le dimanche après-midi. On en retiendra les adieux à la scène du grand Bill, celui qu’on aimait tant détester. Il manquera sans aucun doute et encore plus au CES qui en avait fait son commandeur.

Exit Bill, les autres “stars”… mais où sont elles ? Ce salon incontournable existe sans Apple depuis toujours : l’acteur majeur des “Consumer Electronics” se concentre sur son Mac World Californien qui succède au CES, il n’est donc pas dans le show, on ne saura rien de son MacBook Air. Comme l’année précédente avec le fantasme de l’iPhone, il hante le show, il est là partout : comme un spectre on le devine sans jamais le voir. Google boude aussi.
Deuxième impression, le CES, c’est “gros”, “sérieux”, mais des acteurs majeurs manquent à l’appel.

D’ailleurs, on peut se demander si justement le CES n’est pas l’occasion pour les stars, parfois déchues ou sur le retour, de reprendre la main et de se montrer telles qu’elles se rêveraient. AOL, Yahoo et même General Motors…

Revenons à Microsoft, la pieuvre et le caméléon… Son stand est presque humble quand on le compare aux géants asiatiques Samsung, LG, Sony (apparemment enfin intégré, un seul stand pour tous les produits Sony, y compris le très décevant Mylo, indisponible en Europe)…. Ce qui marque chez Microsoft c’est la savante et appliquée mise en avant de partenaires (de oQo à Fujitsu en passant par HP). Serait-ce pour mieux développer le marketing de ses nouveaux produits : Surface et nouvelle génération de Zune surtout, excellents produits aux attributs différents de ceux du Microsoft que l’on connaît. A côté de tous ces partenaires, Surface et Zune semblent d’autant plus indépendants de Microsoft.
De façon générale, la mise en scène exprime une distinction de plus en plus affirmée entre les activités logicielles et les produits Microsoft.

Deux remarques enfin sur nos faiblesses françaises et européennes.
D’abord, aucun pavillon France ou même Europe là où les Chinois, les Coréens et même certaines provinces de ces pays s’organisent pour participer et faire masse. Avons-nous donc décidé d’abandonner cette partie ?
Ensuite, si les innovations ne sont pas si bluffantes, si l’organisation n’est pas révolutionnaire, l’incroyable supériorité du CES et plus généralement des Etats-Unis tient sans doute dans l’existence d’une quantité impressionnante de professionnels aguerris à la démonstration des objets et des services technologiques. C’est très impressionnant de voir les armées de démonstrateurs professionnels et motivés qui font les camelots d’objets complexes et fragiles. Cela nous manque certainement en France, plus que les idées, plus encore que la capacité de réunir au même endroit des centaines de milliers de professionnels et de passionnés des technologies.

Après ces idées jetées en vrac, voici par grand thème ce que j’ai retenu de ces 3 jours, rythmés par des slaloms entre les stands, les participations à des “keynotes” réglées comme les meilleurs shows TV, le monorail et ses arrêts à l’intérieur des hôtels et malheureusement sans le cliquetis des machines à sous, qui (à cause du CES ??) refusent les pièces métalliques pour n’avaler et recracher que des tickets sécurisés.

La révolution de la HD aura-t-elle lieu ? Acheter les promesses de la HD, de la convergence et de la démesure, pour quels usages ?

Tout est HD dans ce CES, les écrans, la connectique… La promesse du numérique poussée dans ses nouveaux retranchements mais pour quoi faire ?

  • À qui bénéficiera la bataille des standards ?
    A chaque lame on se demande où Gillette s’arrêtera et j’avoue être satisfait de la 5ème de mon Fusion…
    Les organisateurs ont mis Blu-Ray et HDDVD côte à côte. Le match tourne à l’avantage du standard bleu avec le ralliement récent de Warner. Mais alors que Comcast cablo-opérateur leader et superpuissance du triple play présente ses statistiques et sa nouvelle plate-forme Fancast, à quoi serviront les supports physiques si je peux bien plus facilement avoir accès par ma set-top box aux contenus vidéos HD et que les flux seront “poussés”, par streaming ou téléchargement, à la volée ou par anticipation.
    Cette bataille me semble donc d’un autre âge. Comme si on imaginait encore se défendre avec des hallebardes.
    Heureusement, je discute avec David G., directeur marketing d’une belle société de distribution vidéo qui m’explique qu’en fait, c’est le fond de catalogue qui justifie plus que tout ces nouveaux standards. Il s’agit de revendre le catalogue, encore une fois. Vivent donc les Parrain, Seigneur des anneaux et autres Grande vadrouille en Blu-Ray ou HDDVD ! Mais, sinon, la source physique va bien mourir, les usages sont là, Comcast - en rappelant que les usages concernent surtout le “catch up” - distribue plus de VOD que n’importe quelle chaîne de vidéo clubs. Internet kills the video star ? Avec la HD aussi même si le téléchargement semble encore inconcevable. En attendant la fibre, regardons les catalogues des majors, vus à la télé, en VHS, en DVD… en Blu-Ray / HDDVD !
  • Le jeu, les avatars, soyons gamers avant d’être serious
    Ces derniers temps, le jeu est devenu “sérieux” pour mieux nous convaincre. Formation, simulation, motivation, … Au CES, le jeu reste ludique parce qu’il reste le champ d’application le plus extrême de toutes ces technologies. Définition, rapidité, ergonomie : le jeu vidéo est la formule 1 de l’électronique grand public.
  • Des écrans plus grands et partout, pour quoi faire ?
    Panasonic (qui ne s’appellera plus “aussi” Matsuhita) présente le plus grand écran jamais conçu, 150 pouces, plus de 3m de diagonale. En dehors de la prouesse technologique que faire de cet écran ? Où le mettre ?
    Un autre fabriquant présente un écran géant au milieu duquel on retrouve un écran réduit… Une télé dans la télé en somme. Un usage intéressant. L’écran et sa fonction de diffusion d’un seul contenu sont dissociés. Est-ce le début de la widgetisation de nos écrans domestiques et demain de nos murs ?
    Ces grands écrans vont-ils par ailleurs sauver les familles qui ne se réunissent plus qu’excessivement rarement devant le même écran ? La multiplication des écrans a provoqué la disparition des loisirs audiovisuels partagés en famille. On regarde souvent le même programme, sous un même toit, sur des écrans différents. Le partage d’expérience est sans doute une piste d’avenir si c’est très grands écrans ne nous réunissent pas plus que les précédents. A ce titre, la démonstration d’ejamming lors du keynote d’Intel présente un cas intéressant et enfin probant de répétition de musiciens en ligne.
  • OLED et 3D les vrais nouveautés
    La course à la taille - dont on dit qu’elle n’a jamais fait la différence - mise à part, la vraie nouveauté dans les écrans est l’OLED que seul Sony a présenté. Dans des formats réduits mais pour une qualité d’image hallucinante. Déjà présente sur les baladeurs vidéo de l’inventeur du walkman, cette technologie est bluffante. Elle permet avant tout un éclairage bien plus efficace et pour ainsi dire “natif” des pixels (contre un très fort rétro éclairage nécessaire pour les technologies précédentes) ce qui permet un contraste inimaginable (rapport de 1 pour 1 million vs. 1 pour 20 000 sur les meilleurs développements des technos précédentes), en étant plus réduit (pas de rétro-éclairage) et avec une consommation énergétique très significativement inférieure. Je n’hésiterai pas entre 40 pouces d’OLED et 150 de LCD !
    Autre techno qui fait son apparition au salon avant nos salons, la 3D. Pas tout à fait convaincu, cela reste artificiel mais il s’est passé quelque chose. On commence à y croire. C’est très intéressant puisqu’il semble qu’avec la HD l’image n’évoluera plus en 2D (ahh l’époque où on pouvait dater une photo non pas par son contenu mais par sa couleur, les beaux oranges des années 70 par exemple), il y aura un avant et un après la 3D et comme c’est le début, encore beaucoup de progrès à réaliser. Notre oeil est dépassé par la HD, il va pouvoir redevenir exigeant avec la 3ème dimension.
    Notons aussi l’écran d’Alien / Dell, courbe, pour mieux immerger le joueur. Bel exemple des besoins de pointe des gamers et de conception d’un nouvel écran dédié à un usage particulier.
  • L’apparition de l’écran intermédiaire, nouvelle opportunité dans une architecture convergente ? bouée de sauvetage pour la publicité télévisée ?
    Ce que j’ai préféré, c’est sans doute de voire l’apparition, chez Panasonic, au même moment que leur écran godzilla, d’un écran intermédiaire, petit, préhensible.
    Logitech propose depuis un moment des télécommandes avec écran aussi.
    Au moment où les Tivo et autres enregistreurs vidéos numériques, en fonction “catch up” en particulier ôtent le contenu publicitaire de la diffusion du contenu au spectateur, la publicité qui finance tout jusqu’à maintenant ne sera plus regardée, exposée. Et pourtant, il suffit de discuter avec Georges-Edouard pour s’en persuader, les annonceurs ne continuent pas à payer en se tournant les pouces… Ils ont des idées et il existe des solutions.
    Cet écran intermédiaire est nécessaire à cause de la multiplication des objets à contrôler, à coordonner : la meilleure interface est à n’en pas douter un écran.
    Appelons-le en attendant mieux “l’écran-commande”.
    Cet écran permettra donc de contrôler sa vie numérique à la maison et pourquoi pas d’interagir avec du contenu publicitaire de façon beaucoup plus pertinente, sans que ce contenu soit considéré comme intrusif (imaginez cette pub qui vous horripile sur l’écran 150 pouces de votre salon !), en pouvant à tout moment décider de le passer sur un plus grand écran et aussi approfondir sa recherche, marquer son intérêt.
  • La promesse du contenu, non tenue
    J’ai souvent eu l’occasion d’en discuter, je suis persuadé que la phase actuelle est dominée par les “devices” et leurs fabricants… Nous avons plus envie d’un iPhone que de l’abonnement qui va avec, c’est une évidence. Les ventes d’iTunes ou de logos/ sonneries pour le téléphone mobile sont très intimement liées au renouvellement des terminaux.
    Ce CES proposait pour la première fois de s’intéresser au contenu, leur faire la part belle. En dehors de la bataille des standards de la HD et des artistes qui cachetonnaient pour assister les CEO lors des keynotes, cette promesse, tout au moins cette démonstration d’intérêt m’a semblé sans effet…

Economie d’énergie, partout pour tous
Deuxième grand thème de ce CES, les économies d’énergie sont partout. Des “devices”, aux systèmes d’alerte, en passant par les écrans… et bien sûr mais étonnamment pour ce salon de l’électronique, les voitures. General Motors a ainsi décidé de présenter après la Vault et en avant première son véhicule électrique le plus abouti : la Provoq (oui, c’est son nom).

  • La voiture comme un téléphone mobile
    Lors de la présentation de Richard Wagoner, un de ses vice-présidents a présenté un point de vue qui m’a marqué. Le design des véhicules, nos usages, notre perception vont totalement changer avec la disparition du moteur à explosion : bientôt nous rentrerons chez nous en branchant notre voiture sur une prise électrique exactement comme nous le faisons aujourd’hui avec notre téléphone mobile. Je ne l’avais jamais vu sous cet angle et c’est vrai que cela va changer beaucoup notre fameux “rapport à la voiture”.
    Comme la RATP, je considère que les transports collectifs sont un des objets les plus intéressants d’innovation. La voiture le sera à nouveau quand elle deviendra un objet moins sensuel, organique, agressif et plus technologique. Là encore, GM présente des technologies de détection des ralentissements qui permettront d’éviter les bouchons et ainsi diminuer la consommation énergétique. GM, qui évitait ainsi de parler de son marché et de son piteux état général, envisageait même un avenir de la voiture sans conduite : son véhicule BOSS développé avec l’université de Carnegie Mellon vient de gagner le concours de conduite automatique sur un parcours de 60 miles urbains, en moins de 6 heures, sans encombre… L’avenir de la voiture sans pétrole et sans automobiliste donc…
  • Le grand public, la maison
    Ambient Devices, Control4, et tant d’autres, nous font espérer que la domotique existera enfin. Autre serpent de mer des TIC avec l’éducation numérique depuis 30 ans, la maison va-t-elle enfin devenir intelligente ailleurs que dans les showrooms ?
    Les set-up boxes ont certainement initié un mouvement et des usages comme jamais auparavant. Le wifi, le CPL, maintenant rejoint par le zigbee comme protocole plus “dédié”, vont nous permettre de mieux commander nos intérieurs. Je crois difficilement à l’essor de ce marché sans l’apparition d’installateurs spécialisés. Ces systèmes ont un niveau de complexité encore bien trop élevé pour le commun des mortels, mal installés, ils sont inutiles, fragiles, ils requièrent donc une compétence trop importante du consommateur. Mais les lead users et les early adopters vont enfin se faire plaisir… ce sera donc pour nous d’ici une dizaine d’années, et d’ici là, nous aurons des nouveautés et des surprises !

Convergence : du device au contenu ?
Enfin, après sans doute pas mal de e-Lapalissades, j’arrive à ma partie et peux chercher à exprimer autre chose que la voix de Candide dans l’El Dorado du digital. La convergence et ses usages, la consommation de médias sur les réseaux… quoi de nouveau à Las Vegas ?

  • Quelle recommandation et quelle navigation dans le contenu ?
    Quand on dématérialise, donne accès à pléthore de contenus, le véritable enjeu devient la recommandation. Last.fm et sa valorisation en sont une bonne preuve. Donc, comment pousser le contenu ? Comment satisfaire une expérience composite, de l’user generated content de YouTube à la HD en passant par les contenus “live” ou au contraire de fond de catalogue… ? Smartzone et Fancast, la plate-forme présentée par Comcast en avant première (lancement en bêta sur www.fancast.com) présentent quelques fonctionnalités intéressantes : l’envoi d’alerte pour les programmes identifiés dans les centres d’intérêt de l’utilisateur, cette alerte paramètre “à la volée” par un simple clic l’enregistreur numérique. La fonctionnalité “6 degrees” qui permet de se voir proposer tout type de contenu (film, interview, trailer, bio, etc) en entrant par un contenu ou un artiste… Comme son nom l’indique, la plate-forme Fancast est très focalisée sur les “artistes” et leurs “fans”. La relation avec la “fan base” (cf nos tentatives de modélisation économique sur “notre Twitter” : www.noumba.net) est sans doute une des meilleures pistes pour reconstruire la chaîne de valeur de l’industrie musicale et audiovisuelle, avec l’expérience “live” (cf nos initiatives www.digitick.com depuis 2004 et www.live-concert.sfr.fr depuis fin 2007).
  • Le retour de la messagerie unifiée
    Smartzone (Comcast donc) et Yahoo nous présente le grand retour de la messagerie unifiée. En dehors de la widgetisation du web prophétisée par Tariq Krim et Netvibes (meilleure start up internationale des Crunchies - Techcrunch ce mois-ci, ça fait plaisir au Silicon Sentier ;-) ) qui s’étend au mobile avec la très belle appli Yahoo Go 3.0 (cf vidéo plus bas), Jerry Yang, à nouveau CEO de Yahoo, propose lors de son keynote de reprendre la main sur les réseaux sociaux type Facebook et de répondre à la contre-offensive sur les données de l’open social de Google (ou comment redonner accès aux informations critiques pour le search de demain, données qui ne sont aujourd’hui pas accessibles aux “bots” de Google…) en repartant de ses points forts et de sa base installée.

    La boîte mail est donc l’interface de base de la gestion de ma vie digitale et de ma vie sociale, la killer interface (pas application) du web social. Le keynote de Yahoo est très “low profile”, comme c’est le premier, lundi matin, j’en repars emballé. Ceux d’Intel (le plus réussi dans le fond et la forme à mon sens), de Comcast et de General Motors me permettent de mettre les choses en perspective et me font dire que Yahoo a délibérément choisi de donner cette image. Mais pourquoi ? Smartzone comme Yahoo offrent des technologies qui permettent d’être alerté de la réception de toute sorte de message sur tout support (ordinateurs, mobiles, …) mais aussi sur l’écran de sa télé.
    Dans la vidéo ci-dessous, la deuxième du keynote Yahoo, vous verrez une longue “user story” sur l’organisation d’un dîner au restaurant entre amis (en particulier la femme et la maman de Jerry Yang, en utilisant un maximum de produits Yahoo (mashup : mail, IM, maps, evite, flickR, ….) pour une expérience bluffante… La démonstration reste sujet à caution en particulier, le montage est lagrant et peut prêter à sourire (contrairement au lancement du Yahoo Go V3 pour mobile, téléchargeable dès l’après-midi de l’annonce) mais le cas d’usage est intéressant, la proposition et le design Yahoo pertinents… Cela donne des idées…

  • Convergence pour tous, expérience verticale, chacun sa proposition, son interprétation mais qui / que choisira le client ?
    D’excellents produits, ouverts, apparaissent. Citons la Squeezbox de Logitech en particulier (merci Robin) dans laquelle on retrouve d’ailleurs l’écran intermédiaire dont j’ai parlé plus haut. Cette “box” permet de piocher en wifi dans le contenu stocké dans son “home/personnal data center” mais encore mieux, il permet d’aller chercher directement sur Internet les radios ou les contenus stockés… Logitech propose le hardware, le logiciel et l’architecture sont ouverts au maximum… XstreamHD est une autre proposition à étudier.
    Tous proposent leur solution : fournisseurs de hard, de soft, cablo-opérateur, Internet pure players… L’installation et sa fiabilité seront donc les clés pour entrer dans les foyers. Gageons que les opérateurs partent avec un avantage certain avec leurs boxes évolutives (mais au fait à quoi sert le joypad de ma Freebox ??) et leur vente par abonnement. Les équipementiers ont des avantages à faire valoir, les audiophiles ne se contenteront jamais d’un équipement standard mais ces early adopter, ces lead users plus précisément ont des compétences qu’on ne retrouvera pas chez le commun des consommateurs avant… que le marché et les offres soient structurés et popularisés par les opérateurs (FAI et cablo-opérateurs).
  • Alliance, tango, judo, et l’ouverture ?
    La concurrence est féroce, les acteurs se séduisent, se contrôlent, annoncent, promettent… mais qui est vraiment ouvert ? Chez GM ou Intel, ce n’est pas vraiment l’innovation ouverte, la vraie open innovation, qui est présentée mais plutôt de bonnes vieilles innovations de plate-forme : on travaille à quelques uns mais pas plus sur des sujets donnés mais pas d’autres.
    Une critique pour finir mais reconnaissons que cela donne de beaux résultats. Mon exemple préféré, la démo la plus bluffante lors du keynote Intel (en dehors du prototype de réalité augmentée de la start up parisienne Total Immersion, cocorico !) : le chanteur des Smash Mouth et son groupe, font les cobayes d’un magnifique mashup, captation son, création d’avatars 3D, motion capture pour place les avatars dans un environnement donnés, interface et console de répétition… Et à la fin on obtient quoi ?
    Comme vous le verrez sur cette vidéo, sur l’écran gauche, le chanteur et sa console web qui joue avec les autres membres de son groupe, ailleurs, dans la salle d’à côté ou beaucoup plus loin, sur l’écran du milieu, une salle de répétition (et pourquoi pas de concert) virtuelle et des avatars qui jouent la vraie musique produite par les artistes et enfin à droite la “motion capture” et le chanteur en chair et en os. Très belle application donc qui rend possible un nombre encore inimaginable d’expériences…

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