24 Aug 2011

Pourquoi s'intéresser à OpenStreetMap ?

En France, OpenStreetMap, c'est une vingtaine de collaborateurs actifs (principalement des développeurs) qui font vivre la communauté de cartographieurs. 

Ils ont proposé une formation à la Cantine en juillet dernier, dont nous avons retenu les points suivants.

Pourquoi s'intéresser à OpenStreetMap ?

  • Parce que c'est infini, et que chaque utilisateur peut cartographier ce qu'il souhaite, de la bande de Gaza aux bruits et odeurs du quartier de la Défense. Tout le monde peut devenir contributeur, que ce soit en ligne (avec une interface dédiée) ou avec son smartphone. Par exemple, on peut observer ci-dessous la différence de précision de la carte pour la Bande de Gaza avec Google Maps et avec OpenStreetMap.
    Pastedgraphic-1
  • Parce que c'est libre, et que l'on peut ainsi imaginer tous les services cartographiques possibles sans avoir à se poser des questions de droit. A l'heure de l'Open Data, il est essentiel de s'intéresser à ces outils libres qui vont permettre de créer des services low-cost et innovants fondés sur ces briques. Le futur de l'open data ne se construit pas sans ces outils.
    Par exemple, des données libres de l'organisme  "the United States Geological Survey" ont été exploitées par OSM et le moteur de rendu OpenSource "Tilemill" afin de proposer une carte interactive des magnitudes enregistrées après le tremblement de terre au Japon et permettent aux secours de s'organiser plus facilement.
    Pastedgraphic-3
  • Parce que c'est une première brique, et qu'à partir de ces données on peut imaginer tous les services possibles. Des moteurs de rendu permettent ainsi de customiser les cartes à sa guise, comme "Tilemill" par exemple ou "cloudmade". De multiples applications ont été développées à partir d'OpenStreetMap, par exemple une carte de circulation des trains en temps réel a été développée au Pays Bas. (http://kubus.mailspool.nl/spoorkaart/).
    Pastedgraphic-2

 

Rendez-vous le 2 Septembre à la Cantine pour la suite des formations.

Sources :

 

22 Jul 2011

Groupon, un modèle fragile ?

Comment fonctionne Groupon ?

 

Groupon permet à ses utilisateurs d’acheter des coupons de réductions (minimum de 50%) à échanger contre un service chez un commerçant. Groupon conserve la moitié de la valeur du coupon et redonne l’autre moitié au commerçant. Ainsi les commerçants consentent à toucher 25% de leur prix public habituel (soit de la vente à perte dans de nombreux cas) et espèrent fidéliser leurs clients et créer un business de répétition.

A l’heure actuelle, la fidélisation des clients n’est pas encore prouvée.

Logogroupon

Quelles alternatives pour les commerçants ?

 

Afin de ne pas vendre à perte leur produit, les commerçants peuvent proposer des coupons sur des bons d’achats et obliger les utilisateurs à payer une partie fixe du service offert.

Certains commerçants envisagent de se regrouper pour proposer leur propre système de couponing à but non lucratif.

 

Se pose alors la question de la pérennité du modèle de Groupon : Marc Thouvenin estime que pour être rentable et durable, Groupon doit modifier son modèle économique et diminuer sa commission sur les deals : passer de 50% à 20%. A l’heure actuelle, Groupon n’est pas rentable dans les villes de moins de 100 000 habitants : les coûts fixes pour les locaux et l’emploi de commerciaux ne peuvent être couverts par les revenus. En attendant, Marc Thouvenin met en garde les commerçants qui souhaitent augmenter leur visibilité sur Internet.

 

Source : FrenchWeb, Le malaise Groupon, peuvent-ils continuer dans cette voie ?

18 Jul 2011

Les acteurs du m-paiement fourbissent leurs armes

L’e-commerce s’est fortement développé dans les années 2000 car il permettait d’accéder à des informations précises et de comparer des produits avant d’effectuer un achat. Seulement tous les produits ne sont pas adaptés au e-commerce, et les individus ont besoin de voir et toucher un produit avant de l’acheter.

L’apparition des smartphones et de l’internet mobile a fait disparaitre la dernière barrière à l’ubiquité du e-commerce : il est maintenant possible d’utiliser Internet et d’effectuer ses achats depuis un magasin physique.

 

Voici un tour d’horizon des acteurs du m-paiement :

  • eBay, qui a récemment racheté Zong, veut utiliser les factures des opérateurs mobiles comme moyens de paiement : Paypal, détenu par eBay, acceptera maintenant les paiements à partir d’un numéro de téléphone.
  • Google introduit une nouvelle technologie NFC couplée à une application mobile qui permet de gérer l’ensemble de ses cartes de crédit : l’ensemble constitue le Google Wallet. C’est un moyen pour Google de mettre en avant ses terminaux mobiles, son système d’exploitation Android et son système d’offres locales.
  • Groupon ne propose pas de système de paiement mais son application mobile iPhone rencontre un réel succès et modifie nos habitudes d’achat : Groupon permet de relier le commerce online et offline grâce à des coupons.
  • Square développe un lecteur de carte de crédit pour iPhone ainsi qu’une application permettant aux commerçants de gérer leur business et les clients. Sur iPad, l’application pour le commerçant fonctionne comme une caisse.
  • Les compagnies de carte de crédit ne cherchent pas à transformer radicalement les moyens de paiement. Elles cherchent à renforcer leur position là où les cartes sont déjà utilisées et à identifier de nouvelles opportunités d’utilisation. Ces entreprises participent au développement des solutions alternatives proposées par les acteurs précédents : MasterCard soutient le Google Wallet, Visa soutient Square, etc.
  • Les opérateurs de télécommunication contrôlent la facture téléphonique mais ne proposent pour l’instant aucun moyen de paiement. L’arrivée des smartphones et de leurs magasins d’applications les ont surpris : l’opérateur ne maîtrise plus l’utilisation des téléphones.
  • Les constructeurs de terminaux mobiles cherchent à imposer le stockage  des informations de paiement dans les cartes SIM afin de garder un contrôle des transactions. Visa et Samsung utiliseront une carte SIM spéciale pour proposer des paiements NFC.

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Source : VentureBeat, EBay-Zong is the first salvo in World War of Payments. Which side are you on?

 

13 Jul 2011

Pourquoi l’application Color n’a pas décollé

L’application Color, un réseau social de partage de photos, avait beaucoup fait parler d’elle en mars dernier en permettant aux développeurs de lever plus de 40M$.

Voici l’erreur qui causera peut-être sa perte : l’entreprise a préféré développer son service de façon secrète plutôt que de le co-créer avec les utilisateurs, comme le conseille la philosophie Lean Startup d’Eric Ries.

Au lieu de se concentrer sur l’expérience utilisateur, l’entreprise a orienté ses efforts sur le développement d’une plateforme technique d’analyse de données très sophistiquée. Dès son lancement, Color a proposé une expérience frustrante et déroutante aux utilisateurs et n’a pas cherché à faire évoluer son application : elle n’a toujours pas atteint (et n’atteindra peut-être jamais) la masse critique nécessaire à tout réseau social pour continuer son développement.

Color

Source : ReadWriteWeb, Color, Now Down Two of Three Leaders, Looks Like A Lesson in Lean Startup Philosophy

 

11 Jul 2011

5 start-ups pour s’alimenter autrement

Foursquare ou LivingSocial aident les consommateurs à découvrir de nouveaux restaurants dans un milieu très concurrentiel. De leur côté, les restaurants cherchent davantage à fidéliser leur clientèle sur la qualité du service (rapidité, simplicité, etc) et de l’offre plutôt que sur la qualité de la nourriture.

5 start-ups mettent au contraire la qualité des plats en avant :

  1. Gobble et Grubly sont des services similaires à Super Marmite en France qui permettent aux particuliers et bons cuisiniers de vendre des portions de plats qu’ils cuisinent à d’autres particuliers.
  2. Kitchit est un service de cuisinier à domicile qui permet aux hôtes de ne plus avoir à s’occuper de la préparation et de pouvoir profiter pleinement d’un repas auprès de leurs invités.
  3. Grubwithus permet de réserver une place à une table entre membres du service pour un tarif unique et fixé à l’avance.
  4. Housefed est une sorte d’AirBnB pour la cuisine : il met en relation des utilisateurs qui veulent partager un repas fait maison au domicile d’un d’entre eux.

Ces nouveaux services ont tous comme point commun d’être fondés sur une économie collaborative et sur une mise en relation des individus.

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Source : TechCrunch, The Way We Eat

 

11 Jul 2011

L’avenir de la santé réside dans la rencontre entre le cinéma, les jeux et les appareils mobiles

Voici les apports de ces différents domaines :

  • Cinéma : le storytelling est un outil puissant pour diffuser de l’information et mettre en relation des individus.
  • Jeux : les mécaniques de jeux encouragent et motivent les utilisateurs entre eux.
  • Appareils mobiles : leur simplicité d’utilisation et leur omniprésence ouvrent de nouvelles opportunités.

Le mélange de ces trois domaines va contribuer à faire évoluer la relation entre le patient et le corps médical ainsi que la façon dont les soins nous serons délivrés : la relation avec le médecin se fera de plus en plus par écrans interposés et sera automatisée et contextualisée grâce aux applications mobiles.

Par exemple, les capteurs de mesure du taux de glucose dans le sang couplés aux appareils mobiles donneront des conseils personnalisés sur une échelle de temps, le Kinect de Microsoft ou la Wii de Nintendo transformera les séances de rééducation en un jeu grâce à la détection de mouvements, les applications mobiles permettront de traiter plus efficacement les maladies chroniques, etc.

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Source : FastCompany, The Future Of Medical Technology Is Apps, Games, and Movies

30 Jun 2011

L’Europe rattrape son retard dans l’écosystème des start-ups

L’écosystème des start-ups en Europe n’a jamais été aussi actif avec des rachats d’entreprises (Tweetdeck racheté par Twitter pour $40M), des levées de fonds (Wooga a levé $24M), des organisations d’événements à travers l’Europe (GeeknRolla à Londres), etc.

Ce dynamisme s'accompagne de l'apparition d'un très grands nombre d'incubateurs de start-ups. TechCrunch a interrogé des spécialistes européens pour savoir si ce phénomène est une bonne ou une mauvaise chose pour les start-ups européennes. Voici une synthèse de leurs avis :

Globalement, la multiplication des incubateurs en Europe est perçue comme une bonne chose. Grâce à leur bon réseau professionnel, ces structures aident les jeunes entrepreneurs à développer leur entreprise et à tester plusieurs solutions dans de bonnes conditions de travail.

Les spécialistes soulèvent cependant 2 inconvénients : 

  • Les incubateurs sont parfois dangereux pour les projets : les programmes d’accompagnement semblent être trop longs et ne permettent pas une confrontation directe avec le monde réel. Certains investisseurs ont aussi des doutes quant au financement dans la durée des projets au sein d’accélérateurs.
  • Les incubateurs sont trop concentrés en hubs et trop semblables : les réseaux de contacts et les business models des différentes structures sont trop proches pour permettre une différenciation.

 Source : TechCrunch Europe, Is There A European Tech Incubator Bubble?

29 Jun 2011

Pourquoi Google a arrêté Google Health

Voici quelques raisons qui ont poussé Google a arrêter son service Google Health :

  • Peu d’évolutions depuis son lancement : le service est resté un espace de stockage où les utilisateurs pouvaient renseigner leurs informations personnelles.
  • Peu de collaboration avec les professionnels de la santé : Google visait en priorité les patients plutôt que les médecins ou dentistes. L’intégration avec le milieu médical (hôpitaux, laboratoires, pharmacies) était quasi inexistante.
  • Utilité réduite : les utilisateurs ne sont pas intéressés par un carnet de santé en ligne, mais veulent que les données soient utilisées pour les aider. Le service offert par Google manquait de fonctionnalités comme des conseils pour être en forme ou économiser de l’argent, un dispositif automatique de prise de rendez-vous, etc.
  • Ouverture aux développeurs limitée : Google n’a pas mis à disposition des développeurs une API qui aurait pu permettre l’utilisation du service avec des dispositifs équipés de capteurs (comme le fait RunKeeper avec l’iPhone).
  • Milieu de la santé complexe : il n’y a pas de standardisation au sein du corps médical, les informations des individus ne sont pas partagées par les compagnies d’assurance, et le système de santé aux USA doit être modifié pour prendre en compte les soins à distance.

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 Sources :

 

24 Jun 2011

5 messages cachés de la stratégie d'Apple

Suite aux annonces d’Apple concernant son offre de cloud computing et le futur de ses offres logicielles iOS et OS X, François Druel a identifié 5 messages clés implicites.

 

  1. Contrairement à l’iPhone et à l’iPad où la concurrence n’existait pas et où Apple a su créer de nouveaux segments de marché, la firme à la pomme s’attaque cette fois-ci à un marché déjà occupé par des géants du web comme Amazon ou Google : ces deux concurrents proposent en effet des applications web et un service de stockage en cloud computing. Ces deux acteurs constituent la nouvelle cible d’Apple (après IBM puis Microsoft), qui ambitionne d’imposer sa vision du cloud computing en misant sur la simplicité d’utilisation et les usages qu’en feront les consommateurs : iCloud leur permettra de synchroniser leurs différents équipements de façon fluide et automatique et d’accéder à leur contenu numérique depuis n’importe où.
  2. En tirant parti de sa position de leader dans la distribution de contenu numérique (logiciels, musiques, vidéos, etc.) et en introduisant iCloud, Apple bouscule la gestion des droits afin de permettre un accès multiple aux contenus depuis plusieurs appareils : une même musique ou un même film peut être lu sur plusieurs appareils, un logiciel peut être installé sur cinq postes, etc.
  3. Apple a devant elle deux défis technologiques maitrisés par Amazon et Google : la fluidité de son offre (et faire oublier les performances médiocres de MobileMe, un ensemble d’applications web) et l’autonomie de ses appareils mobiles, qui échangent en continu des données. A ces défis s’ajoutent des interrogations quant à la bonne gestion des réseaux de télécommunication, toujours davantage sollicités.
  4. En rendant enfin ses appareils mobiles indépendants des ordinateurs, Apple nous prouve une fois de plus que l’ère des PC est révolue. Son prochain défi est de permettre une communication et une synchronisation des appareils de façon continue d’un point de vue utilisateur. La sauvegarde automatique intégrée à iCloud et OS X Lion répond en partie à cette problématique.
  5. La constitution d’un écosystème autour de ses offres matérielles et immatérielles permet à Apple de repenser son modèle économique : afin de rendre ses logiciels accessibles à un plus grand nombre, Apple n’hésite pas à baisser ses prix : son prochain système d’exploitation OS X Lion sera vendu $29 et iCloud sera gratuit pour tous les utilisateurs. Cette nouvelle politique tarifaire est renforcée par la distribution numérique, une meilleure gestion de la longue traîne et l’apparition de nouveaux business modèles (freemium et contenus additionnels).

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Source : François Druel, Apple : la nouvelle frontière

 

16 Jun 2011

Ce que l’intégration de Twitter à iOS va changer

Apple s’est associé à Twitter pour introduire des fonctionnalités sociales à son système d’exploitation mobile iOS. Ces fonctionnalités, proches de celles offertes actuellement par Facebook, sont les suivantes :

  • Identification unique : en renseignant ses identifiants dans les préférences de son téléphone, l’utilisateur n’a plus besoin de les spécifier au sein de chaque application. Il a aussi la possibilité de se créer un compte facilement et rapidement.
  • Recherche d’amis : les utilisateurs auront accès aux applications utilisées par leurs amis et pourront les contacter au sein de celles-ci.
  • Distribution de contenu : la publication de tweet sera simplifiée et accessible au sein d’un grand nombre d’applications.

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Source : ReadWriteWeb, How Twitter + iOS Will Change Mobile Apps

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